Qu’est-ce que la musique sacrée ?

Qu’est-ce que la musique sacrée ?

Qu’en pensent les compositeurs, les interprètes et les auditeurs ?
Est-ce seulement l’intention du compositeur qui compte ?
Peut-elle souffrir d’interprètes non-croyants ?
Est-ce la musique qui se rapporte au culte ?
Est-ce une musique avec des paroles religieuses ?
Après une messe G. Rossini dira : « Sacrée musique ou musique sacrée ?! »
Et comment a-t-elle évoluée au courant des siècles ?

Quelques extraits du livre de Dominique Collin pour s’approcher de son « essence ».

Confronté à la vie et à la mort, l’artiste créateur, le choriste et l’auditeur se révèlent pleinement dans leur humanité et dans leurs rapports avec le divin.

La musique sacrée favorise la réflexion et éveille l’appétit d’écouter la Parole : « Seigneur éveille chaque matin, éveille mon oreille, pour que j’écoute comme un disciple. Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi je n’ai pas résisté ». Isaïe 50,4-5, 3ème Chant du Serviteur.

La musique sacrée, c’est :
Celle qui donne un infini sentiment d’absolu, même un court instant ;
Celle qui nous fait entrevoir le ciel ;
Celle qui fait résonner en nous un cantique intérieur ;
Celle qui nous conduit au seuil du plus profond silence ;
Celle qui répond à une quête spirituelle, une volonté d’aller au-delà des aspects sombres ou mesquins de la vie quotidienne ;
« Tout art qui essaie d’expérimenter le Mystère divin peut-être qualifié de religieux » Olivier Messiaen.
Le sujet est complexe, une œuvre sacrée n’est donc pas clairement définissable.

De plus, il faut tenir compte des points de vue des compositeurs, des interprètes et de l’auditeur : pas de musique sans cette relation triangulaire.
A l’origine, il y a le compositeur qui va codifier sa pensée sur une partition.
Jeu d’écriture qui sera incarné et traduit par l’interprète ou choriste plus ou moins heureusement en fonction de la capacité de compréhension, de l’habilité, de la musicalité et de la personnalité à l’auditeur.
La réception du résultat sonore musical et cantal par l’auditeur, - qu’il soit simple mélomane au musicien pratiquant -, transmis par l’interprète se fera à travers le filtre de sa perception, de sa sensibilité et de sa capacité ou non à écouter, avec toutes les gradations entre une écoute égocentrée et une écoute décentrée ou empathique, ce qui nécessité une éducation.

La définition de la musique sacrée peut donc ainsi varier en fonction des différents acteurs mis en présence mais aussi en fonction :
Des conventions : pourquoi l’orgue ;
De coutumes : pourquoi des percussions en Afrique ;
Des contextes : pourquoi le Gospel aux USA ;
Des époques : AT, la danse ; Moyen Age, paroles du psautier ; 2021, le recueillement.
Osons dire que toute musique est, ou peut-être sacrée.
La musique est un langage qui parle aussi bien au cœur, au corps, à la raison et … à l’âme.
Le musicien communique sa foi, il l’offre aux autres dans un geste de totale générosité.
La musique sacrée saisit l’homme au-delà du sensible : elle nous rappelle que nous pouvons faire l’expérience de Dieu dans notre intériorité et est capable de faire vibrer une expérience de prière, de contemplation et de présence de Dieu.
La musique contribue à rendre présent le Royaume de Dieu.
Les artistes et les choristes sont des passeurs, des intermédiaires entre le ciel et la terre.
Le pouvoir de la musique sacrée (ou non) est immense : elle peut distraire, émouvoir, guérir.

Le plain-chant, musique du culte chrétien et catholique en particulier, a été à la base d’inventions musicales décisives. Appelé aux origines chant grégorien, il donnera naissance à la polyphonie, richesse rythmique et mélodique. Des parties de l’ordinaire de la messe furent alors composées… souvent d’anonymes. La première messe complète que l’on possède est la messe de Tournai (vers 1300). La musique est un art des époques et du temps, qui fait appel à la mémoire, les sons disparaissent. Voilà pourquoi elle est souvent réitérative et cyclique.
Avec le temps, à la fin du XVIIème siècle, l’objectif musical était, conjointement à la décoration de l’église (draps, candélabres) et à la célébration liturgique (exalter l’assistance, non l’impressionner). En ce siècle des Lumières, la musique d’église est un idéal qui porte le caractère de l’infini.
Rien n’est trop beau pour Dieu. Aujourd’hui, l’homme contemporain a un besoin vital de silence et de lieux de ressourcements pour échapper au stress du quotidien.





Chorale Laudemar….

L’orgue de Piétrebais

Pierre & Michèle Gillain


 

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Samedi soir
18h. à St Martin, Roux-Miroir

Dimanche matin
9h30. à Ste Gertrude à Jauchelette
10h. à Ste Barbe, Sart-Risbart
10h. à St Aubain, Opprebais
11h. à St Joseph, Glimes. Tous les 1er dimanche du mois :15h : le rosaire
11h. à St Laurent, Chapelle, des Rameaux à Toussaint, ou à St Denis, Piétrebais, le reste de l’année sauf messe des familles

Dimanche soir
18h. à St Pierre à Incourt